Twilight New-moon Eclipse Breaking Dawn

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 Outtake 7

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Aloo
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MessageSujet: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitimeMer 19 Aoû - 12:20

Voilà voilà, je vous mets toujours le début de l'outtake 7 (le reste arrivera bientôt).
Bonne lecture Smile

La plus grande différence (et c’est une différence ENORME) entre le premier brouillon de New Moon [Tentation] et la copie finale est ceci : originalement, Bella ne découvrait jamais ce qui n’allait pas avec Jacob. C’était un livre plus petit, sans les 70 pages cruciales dans lesquelles Jacob et Bella partagent tous leurs secrets et cimentent leur relation en quelque chose qui transcende l’amitié.

(Avant de lire la suite, ne laissez pas cette version vous perturber. Ce n’est pas comment c’est « réellement » arrivé. A ma connaissance de l’évolution du personnage de Jacob, la version originale semble de plus en plus improbable. (Bien sûr que Jacob allait briser les règles – il est Jacob !) C’est comme un squelette – juste des os, pas de chair).

Essayez d’imaginer cela : Bella va chez Jacob pour lui demander la vérité au sujet du « culte ». Jacob arrive avec Sam et les autres, et ensuite il accepte de parler à Bella en privé. Il la plaque (faute d’un meilleur mot descriptif) et elle a le cœur brisé pour la seconde fois dans le livre. Ok, tout ça semble familier. Mais ensuite, cette nuit… rien n’arrive. Jacob ne brise pas les règles et ne grimpe pas à la fenêtre pour lui parler. Jacob ne lui donne pas d’indice, essayant de l’aider à découvrir ce qu’elle sait déjà. Bella est encore isolée, seule. Elle ne sait pas que Victoria est dehors, la chassant, ou que les loups-garous sont dehors la protégeant.

Bella est trop tenace pour accepter le « non » comme une réponse de la part de Jacob, pourtant. Elle n’a pas les mêmes problèmes [de mauvaise estime de soi] qui ont entravé sa relation avec Edward au début de New Moon pour l’arrêter ici. Non, Jacob lui DOIT mieux que ça, et elle va avoir son dû.

Elle ne peut pas le trouver, cependant, et finalement ses recherches l’amènent au sommet des falaises. Elle se rappelle regarder « le gang » plonger. Plonger de la falaise est son idée dans cette version. Quand Jacob lui sauve la vie cette fois, l’interaction entre eux est à 180 degrés de la version finale…



-Comment allons-nous sortir d’ici ? toussai-je et crachai-je. J’avais si froid à présent que je ne pouvais rien sentir de plus que la chaleur de son corps tandis qu’il me tenait prudemment au-dessus des vagues, et la douleur dans mon dos. On aurait dit que le courant percutait mes jambes, ne voulant pas les quitter, mais elles étaient engourdies et je pouvais l’avoir imaginé.
-Je vais te ramener sur la plage. Tu vas rester tranquille comme si tu étais inconsciente, et ne pas te battre. Ce sera plus facile.
-Jake, dis-je avec anxiété. L’eau est trop forte. Tu ne pourras probablement pas le faire toi-même, [laisse-moi me sortir d’ici toute seule].
-Je t’ai repêchée, non ?
Il me tenait trop serrée pour que je puisse voir son visage, mais sa voix semblait légèrement suffisante.
-Tu l’as fait, acquiesçai-je dubitativement. Comment as-tu fait ? Le courant…
-Je suis plus fort que toi.
J’en aurais discuté, mais l’eau décida de sortir de mon estomac juste à ce moment-là.
-Ok, dit-il quand j’eus vomi. Je dois te sortir d’ici. Souviens-toi, reste immobile.
J’étais trop faible pour discuter, mais j’étais terrifiée à l’idée de quitter la sécurité du rocher et de laisser les vagues me prendre à nouveau. Autant, j’avais été deux minutes plus tôt en accord avec l’idée de la noyade, autant maintenant j’étais terrifiée. Je ne voulais pas retourner dans l’obscurité. Je ne voulais pas que l’eau recouvre à nouveau mon visage. Je pus le sentir quand Jacob se propulsa à l’aide du rocher. J’étais sur mon dos et il me tenait encore sous les bras tandis qu’il me ramenait vers la côte. L’eau bouillonnante nous encerclait, et je paniquai et commençai à donner des coups de pied.
-Arrête ça, dit-il d’un ton sec.
Je me battis pour rester calme, et c’était plus difficile que je ne l’avais pensé, même si mes membres fatigués et endoloris ne voulaient rien de plus que de flotter immobiles.
C’était stupéfiant – nous traversâmes l’eau comme une flèche, comme si une ligne nous remorquait sur le rivage. Jacob était le nageur le plus fort que j’aie jamais vu. La poussée et la force du courant semblaient même incapables de perturber la route droite qu’il traçait à travers les vagues. Et il était rapide. Record du monde de vitesse.
Ensuite je sentis le sable grattant mes genoux.
-Ok, tu peux te lever, Bella.
Aussitôt qu’il m’eut relâchée, je tombai la tête la première dans les vagues à hauteur du genou.
Il me releva avant que j’aie pu encore m’étouffer avec l’eau, me jetant facilement par-dessus son épaule et marchant à grands pas sur le sable. Il ne dit rien, mais sa respiration semblait irritée.
-Par là, murmura-t-il pour lui-même, et il changea de direction.
Je pouvais seulement voir, tandis que je ballotais sur son épaule, ses pieds nus laissant des empreintes énormes dans le sable humide.
Il me déposa sur un carré de sable qui était encore sec. Il faisait sombre ici – je réalisai que nous étions dans une grotte peu profonde que la marée avait creusée dans la roche. La pluie ne pouvait pas m’atteindre directement, mais une petite bruine rebondissait sur le sable et me frappait.
J’étais tellement secouée que mes dents claquaient les unes contre les autres – telles des castagnettes endiablées.
-Viens ici, dit Jacob, mais je n’eus pas à bouger. Il enroula ses bras chauds autour de moi et me tint bien serrée contre son torse nu. Je frissonnai, mais il était silencieux. Sa peau était trop chaude – comme si la fièvre était de retour.
-Tu n’as pas froid ? bredouilla-t-il.
-Non.
Je me sentis honteuse, pas seulement parce qu’il m’avait sortie de l’eau de façon spectaculaire, mais maintenant il me faisait me sentir aussi plus faible.
-Je suis vraiment une mauviette, marmonnai-je.
-Non, tu es normale.
Il y avait de l’amertume dans sa voix. Il passa à autre chose, ne me donnant pas la chance de lui demander ce qu’il voulait dire par là.
-Veux-tu me dire ce que diable tu faisais ? demanda-t-il.
-Sauter de la falaise. Détente.
Incroyable, mais il y avait encore de l’eau dans mon estomac. Elle choisit ce moment pour réapparaître.
Il attendit que je puisse respirer de nouveau.
-Regarde comme tu t’amuses.
-Je m’amusais, jusqu’à ce que je touche l’eau. Ne devrions-nous pas aller chercher un peu d’aide ou autre chose ?
Mes dents claquaient encore, mais il comprit ce que je dis.
-Ils viennent.
-Qui vient ? demandai-je, suspicieuse et surprise.
-Sam et les autres.
Je grimaçai.
-Comment vont-ils savoir que nous avons besoin d’aide ? dis-je, sceptique.
Il grogna.
-Parce qu’ils m’ont regardé courir et me jeter de la falaise après toi.
-Tu me regardais ? accusai-je avec un faible outrage.
-Non, je t’ai entendue crier. Si je t’avais vue, je t’aurais arrêtée. C’était vraiment stupide, tu sais.
-Tes amis le font.
-Ils sont plus forts que toi.
-Je suis une bonne nageuse, protestai-je malgré la preuve du contraire.
-Dans une pataugeoire, me chamailla-t-il. Bella, ça va tourner en ouragan ici. N’en as-tu pas tenu compte ?
-Non, admis-je.
-Stupide, répéta-t-il.
-Ouais, acquiesçai-je avec un soupir. Il faisait si froid et j’étais si fatiguée.
-Reste éveillée, me secoua brutalement Jacob.
-Arrête, ronchonnai-je. Je ne vais pas m’endormir.
-Alors ouvre les yeux.
Sincèrement, je n’avais pas réalisé qu’ils étaient fermés. Je ne lui racontai pas cela. Je les ouvris seulement et dis :
-Bien.
-Jacob ?
L’appel nous parvint clairement en dépit du vent bruyant et du ressac. La voix était très profonde.
Jacob s’écarta pour ne pas crier dans mon oreille.
-Dans la grotte, Sam !
Je ne les entendis pas approcher. Soudainement, la petite grotte était pleine de jambes brun foncé. Je levai le regard, sachant que mes yeux étaient plein de méfiance et de colère, consciente de la proximité de Jacob.
Ses bras me protégèrent, mais je me sentis soudain comme protectrice. Le visage calme de Sam fut la première chose que je vis. Une sensation confuse de déjà-vu me submergea. La grotte sombre n’était pas si différente de la forêt la nuit, et, à nouveau, j’étais étendue faible et sans défense à ses pieds. Il me sauvait à nouveau. Je le fixai, ennuyée.
-Est-ce qu’elle va bien ? demanda-t-il à Jacob avec la voix assurée du seul adulte parmi les enfants.
-Ca va, grognai-je.
Personne ne m’écouta.
-On doit la réchauffer – elle va s’endormir, lui répondit Jacob.
-Embry ? demanda Sam, et un des garçons fit un pas en avant pour tendre à Jacob une pile de couvertures. Le ton autoritaire de Sam m’irrita à un point inimaginable. C’était comme si aucun d’eux ne pouvait faire quelque chose sans qu’il le permette. Je lui lançai un regard noir tandis que Jacob bordait les couvertures sèches autour de moi.
-Sortons-la d’ici, ordonna Sam calmement.
Il se dirigea vers moi, les mains tendues, mais s’arrêta quand je reculai loin de lui.
-Je la prends, Sam, dit Jacob, mettant ses bras sous moi et me soulevant souplement tandis qu’il se remettait sur ses pieds.
-Je peux marcher, protestai-je.
-D’accord.
Jacob me mit sur mes pieds et attendit.
Mes genoux se dérobèrent. Sam m’attrapa tandis que je tombais ; instinctivement je me débattis.
Jacob me saisit de nouveau, m’éloignant de Sam et me prenant à nouveau dans ses bras. Il était ridiculement fort pour son âge. Je fronçai furieusement les sourcils tandis que Sam bordait à nouveau les couvertures autour de moi.
-Paul, as-tu ce poncho ?
Un autre garçon s’avança sans parler et ajouta une couche de plastique pour couvrir les couvertures.
Ce fut à ce moment, enveloppée dans ces couches de protection, que je remarquai que Sam et les autres n’étaient pas plus habillés que Jacob. J’avais supposé que Jacob s’était dépouillé de la plupart de ses vêtements avant de sauter après moi, mais ils étaient tous pieds nus et torse nu, chacun portant seulement un short coupé dans un jean, gouttant à cause de la pluie. La pluie tombait goutte à goutte de leurs cheveux et coulait en petits ruisseaux sur la douce peau brune de leur poitrine ; ils ne semblèrent pas le remarquer. Sous ma pile de couvertures, je frissonnai de façon incontrôlée et me sentis comme un ridicule bébé.
-On y va, ordonna Sam, et ils sortirent en file de la grotte.
Il y avait un sentier qui partait de la plage. Ils escaladèrent agilement le chemin escarpé, Jacob aussi rapide que les autres. Personne ne lui offrit de l’aide, et il n’en demanda jamais. Ca ne semblait pas le déranger que ses mains ne soient pas libres. Il ne trébucha jamais.
Sam et les trois autres étaient devant nous, et, tandis que je les regardais grimper avec l’aisance du chamois, je fus frappée par la manière dont ils s’intégraient au paysage. Ils se mêlaient harmonieusement aux couleurs des rochers et des arbres, au mouvement du vent, ils appartenaient à cet endroit.
Je jetai un coup d’œil à Jacob, et il s’y intégrait aussi. Les nuages, la tempête et la forêt encadraient parfaitement son nouveau visage. Il semblait plus naturel, plus chez lui que mon joyeux Jacob ne l’avait été tandis qu’il bricolait autour de son garage fait maison, son propre petit royaume. C’était troublant.
Nous atteignîmes le sommet non loin de la route où je m’étais hasardée. Je pouvais voir une vague protubérance couleur rouille au sud, et je devinai que c’était ma camionnette.
Je voulus essayer de marcher à nouveau, mais Jacob ignora mes supplications murmurées. Ils s’enfoncèrent dans la forêt, comme s’ils pouvaient bouger plus rapidement dans les arbres que le long de la route. Et ils bougeaient rapidement, ma camionnette approchait plus vite qu’elle ne l’aurait dû.
-Où sont tes clés ? demanda Jacob tandis que nous approchions. Sa respiration était toujours égale et régulière.
-Dans ma poche, répondis-je automatiquement avant de réaliser ce qu’il suggérait.
-Donne-les moi.
Je le fixai, mais son visage était calme et déterminé. D’un air maussade, j’enfonçai ma main dans mon jean humide et j’en extirpai ma clé. Je remuai sous les couvertures jusqu’à ce que ma main soit libre. Je la tins levée.
-Pour toi ou pour Sam ? demandai-je aigrement.
Il roula ses yeux.
-Je vais conduire.
Dans un mouvement rapide et soudain, il inclina sa tête vers moi et saisit de ma main la clé avec ses dents.
-Hé ! objectai-je, étonnée, tandis que je bondissais dans ses bras.
Il sourit ironiquement.
Nous étions à la camionnette à présent ; Sam ouvrit la portière côté passager et Jacob me poussa à l’intérieur. Jacob se dirigea du côté conducteur tandis que les autres s’entassèrent à l’arrière. Jacob appuya sur l’accélérateur de l’engin, et augmenta le chauffage, tournant les bouches de ventilation vers moi. Je regardai avec culpabilité à travers la vitre arrière ses amis assis stoïquement, à moitié nus sous la pluie battante.
-Qu’est-ce que vous faisiez dehors, de toute façon ? demandai-je à Jacob. Vous alliez nager dans l’ouragan, aussi ?
-Nous courrions, dit-il sèchement.
-Sous la pluie ?
-Oui, heureusement pour toi.
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Ptitebella
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MessageSujet: Re: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitimeMer 19 Aoû - 17:51

Hey j'aime bien cette version!

Merci poiur la traduction!

_________________
"J'étais a peu près certaine de trois choses. Un, Edward était un vampire; deux, une part de lui-dont j'ignorais la puissance- désirait s'abreuver de mon sang; et trois, j'étais follement et irrevocablement amoureuse de lui."

Fascination Chapitre 10, p213
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Aloo
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MessageSujet: Re: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitimeSam 22 Aoû - 18:11

Tant mieux qu'elle te plaise Smile Voici la suite !

Je me tus et regardai par la fenêtre.
Nous ne tournâmes pas sur la 110 comme je m’y attendais, nous nous dirigeâmes à la place vers la maison des Black.
-Pourquoi m’amènes-tu chez toi ?
-Je vais prendre ma moto et la mettre à l’arrière pour le voyage de retour – à moins que tu veuilles que je garde ta camionnette.
-Oh.
-En plus, je voulais que Billy jette un coup d’œil sur toi. Je ne veux pas que Charlie entende parler de ça jusqu’à ce que je sois sûr que tu vas bien. Il va probablement m’arrêter pour tentative de meurtre ou autre, ajouta-t-il amèrement.
-Ne sois pas stupide, rétorquai-je.
-Ok, acquiesça-t-il. Il y a déjà plus qu’assez de stupide ici… plonger d’une falaise !
Je rougis et regardai fièrement devant moi.
Jacob me porta à l’intérieur de la maison. Les autres suivirent silencieusement. Le visage de Billy était sans expression.
-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? demanda-t-il, sa question plus pour Sam que pour son fils ou moi.
Je le regardai.
-J’ai plongé de la falaise, dis-je rapidement avant que Sam n’ait pu répondre.
Billy leva juste un sourcil et garda ses yeux posés sur Sam.
-Elle a pris froid, mais je pense qu’elle ira mieux dans des habits secs, dit Sam.
Jacob me posa sur l’unique petit fauteuil et le poussa rapidement plus près du radiateur. Les pieds du canapé grincèrent bruyamment contre le parquet. Ensuite, il disparut dans le petit placard qui lui servait de chambre.
Billy ne dit rien au sujet de son fils trempé, ou quoi que ce soit d’autre. Personne ne semblait concerné par l’hypothermie excepté moi. Je me sentais mal à cause du canapé que je mouillais, je ne pouvais même pas garder ma tête droite pour épargner de mes cheveux le tissu usé. J’étais trop exténuée. Même les grandes silhouettes inquiétantes remplissant la petite pièce, s’alignant de façon immobile le long des murs, ne pouvait pas garder mes yeux ouverts. J’avais finalement chaud près du radiateur ronflant, et mes poumons me faisaient tellement mal que ça me poussait vers l’inconscience plutôt que de me garder éveillée.
-Est-ce que je dois la réveiller pour la changer ? entendis-je Jacob murmurer, s’adressant à Sam sans aucun doute.
-Comment est sa peau ? demanda la voix profonde de Sam.
Je voulus lui lancer un autre regard mauvais, mais mes yeux ne s’ouvrirent pas.
Les doigts de Jacob effleurèrent légèrement ma joue.
-Chaude.
-Laisse-la dormir, alors, je suppose.
J’étais contente qu’ils soient sur le point de me laisser seule.
-Charlie ? demanda Jacob.
Billy répondit cette fois.
-Il accourrait ici d’abord. Attendons que la tempête soit passée pour l’appeler.
Bonne réponse, pensai-je. J’étais là, entourée par des hommes étranges dont j’avais commencé à avoir peur, mais je me sentais inhabituellement en sécurité et j’avais chaud.
Quelqu’un parla, une voix que je ne reconnus pas.
-Veux-tu que nous retournions tous les trois dehors ?
Il y eut une pause.
-Je pense que oui, dit finalement Sam. La tempête est une couverture parfaite, nous ne devrions pas être pris au dépourvu.
-Seront-ils tous les trois en sécurité ? demanda Billy, semblant tendu.
Quelqu’un partit d’un rire guttural.
-Il n’y aura pas de problème.
-S’il y en a seulement un, corrigea sincèrement Sam.
Personne ne répondit, mais j’entendis la porte s’ouvrir.
-Contrôle, mes frères, parla Sam à nouveau, avec le ton de quelqu’un donnant un adieu familier. Rapidité et sécurité à vous.
Cet échange me réveilla un peu, mais je gardai ma respiration égale.
-Frères, répétèrent les autres à l’unisson.
J’entendis la voix de Jacob les rejoindre.
La porte se ferma doucement. Il n’y eut plus de bruit pendant un long moment, et la chaleur me propulsa de nouveau vers l’inconscience. J’allais y succomber quand Sam parla calmement.
-Tu ne voulais pas la laisser.
-Si elle s’était réveillée, je pense qu’elle aurait été effrayée par toi, dit Jacob sur la défensive.
-Tu ne peux pas faire ça, Jacob. C’était juste de sauver sa vie aujourd’hui, bien sûr. Mais tu ne peux pas la garder près de toi.
Je dus mordre ma langue pour arrêter la réponse acide que je voulais lui donner. C’était plus important d’écouter maintenant.
-Sam… Je… Je pense que je peux le faire. Je pense que ce sera sans danger.
-Un moment de colère, c’est tout ce que ça prend. A quel point en étais-tu proche hier après-midi ?
Jacob ne répondit pas.
-Je sais à quel point c’est difficile.
-Je sais que tu sais, dit Jacob en acquiesçant.
Non, voulais-je lui hurler. Ne cède pas comme ça !
-Sois patient, conseilla Sam. Dans un an ou un peu plus…
-Elle sera partie, conclut Jacob amèrement.
-Elle n’est pas pour toi, dit doucement Sam.
Jacob ne répondit pas, et j’étais déchirée. Je détestais être d’accord avec Sam sur quoi que ce soit. Et je ne voyais pas pourquoi ce fait devait interdire notre amitié.
Il faisait trop chaud pour moi pour me concentrer, et dans le silence qui suivit cet échange, je perdis la bataille contre mon esprit fatigué. Tout près, j’entendis une voix exquise chantonnant une berceuse familière, et je sus que j’étais endormie.

***

Cette précédente partie semblait une bonne introduction à l’épilogue original de New Moon. Tandis que nous continuons avec cet univers parallèle, souvenez-vous de ça, pendant que Bella sait qu’il y a quelque chez qui ne va pas avec Jacob, elle n’a pas encore d’indice qu’il est un loup-garou. Dans l’épilogue, elle et Edward sont à nouveau ensemble à Forks, et les choses retournent à la normale…

Epilogue – Humain

C’était une de ces rares journées ensoleillées, la sorte de journée que j’aimais le moins. Mais Edward ne pouvait pas garder sa promesse chaque minute. Il avait des besoins.
-Alice peut rester à nouveau, proposa-t-il tard dans la nuit du vendredi.
Je pouvais voir l’anxiété dans ses yeux – la peur que je devienne folle furieuse quand il me laissera seule et que je fasse quelque chose de dingue. Comme récupéré ma moto à La Push ou jouer à la roulette russe avec le pistolet de Charlie.
-Ca ira, dis-je avec une confiance feinte. Tant de mois à le prétendre avait aiguisé ma capacité à tromper. Vous avez aussi tous besoin de manger. Nous pourrons aussi bien retourner à la routine.
Presque tout était revenu à la normale, en moins de temps que je ne l’aurais cru possible. L’hôpital avait ré-accueilli Carlisle avec des bras impatients, sans même se préoccuper de dissimuler leur joie qu’Esmé ait trouvé la vie à Los Angeles assez peut à son goût. A cause du test de Maths que j’avais manqué pendant que j’étais à l’étranger, Alice et Edward étaient mieux préparés pour être diplômés que je ne l’étais à ce moment. Charlie était maussade envers moi – ou en parlant à Edward – mais au moins Edward avait la permission d’être à nouveau à la maison. Je n’avais même pas la permission de sortir.
-J’ai toutes ces lettres à écrire, de toute façon, soupirai-je, désignant de la main la pile de demandes pour l’université – Edward en avait récupéré une de chaque école dont la date limite n’était pas encore dépassée – sur ma table. Je n’ai pas besoin de distraction.
-C’est vrai, dit-il avec une sévérité feinte. Tu auras plus qu’assez pour te garder occupée. Et je serai de retour quand il fera noir à nouveau.
-Prends ton temps, lui dis-je légèrement, et je fermai les yeux comme si j’étais fatiguée.
J’essayais de le convaincre que je lui faisais confiance, ce qui était vrai. Il n’avait pas besoin de connaître les cauchemars de zombies. Ils n’existaient pas à cause d’un manque de confiance en lui – c’était en moi que je n’avais pas encore confiance…
Charlie restait à la maison, ce qui n’était pas normal pour un samedi. Je travaillais sur les demandes d’inscription à la table de la cuisine, pour qu’il puisse garder un œil sur moi plus facilement. Mais j’étais ennuyante à regarder, et il quittait rarement la TV des yeux pour vérifier que j’étais toujours là.
J’essayais de me concentrer sur les formulaires et les questions, mais c’était difficile. De temps en temps, je me sentais seule ; ma respiration se saccadait et je devais lutter pour me calmer. Je me sentais comme le petit train qui pouvait le faire [allusion à Dumbo] – encore et encore je devais me dire, tu peux le faire, tu peux le faire, tu peux le faire.
Alors, quand la sonnette retentit, la distraction fut plus que bienvenue. Je n’avais aucune idée de qui cela pouvait être, mais je ne m’en souciais pas vraiment.
-J’y vais ! braillai-je, me levant de table en un éclair.
-D’accord, dit Charlie d’un ton absent.
Tandis que je courais à travers le salon, il était clair qu’il n’avait pas bougé d’un pouce.
J’avais déjà un sourire de délivrance et de bienvenue sur mon visage, prête à éblouir le vendeur au porte-à-porte ou le Témoin de Jéhovah.
-Hey, Bella, sourit sardoniquement Jacob en retour quand j’ouvris la porte.
-Oh, Jacob, hey, marmonnai-je, surprise.
Je n’avais plus entendu parler de lui depuis que j’avais réussi à revenir d’Italie en vie. J’avais accepté son dernier au revoir comme l’ultime. Ca faisait mal quand j’y pensais, mais pour être parfaitement honnête, mon esprit avait été trop occupé avec d’autres choses pour qu’il me manque comme il aurait dû.
-Es-tu libre ? demanda-t-il. La pointe d’amertume n’avait pas disparu de sa voix et il dit ces mots particuliers avec un peu de ressentiment.
-Ca dépend. Ma voix devint acide, correspondant à la sienne. Je ne suis pas occupée, mais je suis assignée à résidence. Donc, pas précisément libre, non.
-Tu es seule, pourtant, n’est-ce pas ? clarifia-t-il d’un ton sarcastique.
-Charlie est ici.
Il pinça ses larges lèvres.
-Je voudrais te parler seul à seule… si tu en as la permission.
Je levai mes mains en signe d’impuissance.
-Tu peux demander à Charlie, dis-je en dissimulant mon triomphe. Charlie n’allait jamais me laisser sortir de la maison.
-Ce n’est pas ce que je voulais dire. Ses yeux sombres furent soudainement plus sérieux. Ce n’était pas la permission de Charlie que je demandais.
Je le regardai sombrement.
-Mon père est le seul qui me dit ce que je peux et ne peux pas faire.
-Si tu le dis… Il haussa les épaules. Hey, Charlie ! cria-t-il par-dessus mon épaule.
-C’est toi, Jake ?
-Ouais. Est-ce que Bella peut venir faire un tour avec moi ?
-Bien sûr, jugea nonchalamment Charlie, et mon sourire impatient, attendant son refus, se transforma en un froncement.
Jacob leva les sourcils en signe de défi.
L’air railleur de ses yeux me fit bouger plus rapidement que je ne l’aurais fait autrement. Je fus dehors en une seconde, fermant la porte derrière moi.
-Où veux-tu aller ? demandai-je, faussement joyeuse.
Pour la première fois, il ne sembla pas sûr de lui-même.
-Vraiment ? demanda-t-il. Tu vas réellement être seule avec moi ?
-Bien sûr, dis-je en fronçant les sourcils. Pourquoi pas ?
Il ne répondit pas. Il me fixa pendant une longue minute avec des yeux perplexes et suspicieux.
-Quoi ? demandai-je.
-Rien, marmonna-t-il. Il se dirigea vers la forêt.
-Laisse tomber cette route, suggérai-je, désignant en bas la route vers l’ouest. J’en avais assez de cette parcelle de forêt particulière pour le restant de mes jours.
Il me jeta rapidement un coup d’œil, suspicieux de nouveau. Ensuite, il haussa les épaules pour lui-même et se dirigea d’un pas tranquille du trottoir vers la route.
C’était son invitation, donc je me tus bien que je devenais plus curieuse à chaque seconde.
-Je dois dire que je suis surpris, parla-t-il finalement de nouveau quand nous fûmes à moitié chemin du coin. Le petit suceur de sang ne t’a-t-il pas tout raconté ?
Je fis demi-tour et commençai à retourner à la maison.
-Quoi ? demanda-t-il, confus, me rattrapant facilement. Je m’arrêtai et le fixai.
-Je ne vais pas te parler si tu es insultant.
-Insultant ? Il cligna des yeux de surprise.
-Tu peux te référer à mes amis par leur propre nom.
-Oh. Il sembla encore un peu étonné que je trouve ces mots offensants. Alice alors, c’est ça ? Je ne peux pas croire qu’elle se soit tue.
Il se dirigea vers la rue et je le suivis à contrecœur.
-Je ne sais pas de quoi tu parles.
-Tu n’en as jamais assez de faire l’idiote ?
-Je ne joue pas, dis-je aigrement. Apparemment, je suis juste stupide.
Il me mesura prudemment du regard.
-Humpf, marmonna-t-il.
-Quoi ? demandai-je.
-Elle ne t’a vraiment rien dit à propos de moi ?
-A propos de toi ? Quoi à propos de toi ?
Ses yeux se rétrécirent tandis qu’il scrutait de nouveau mon visage. Ensuite, il secoua sa tête avec résignation et changea de sujet.
-Ils t’ont déjà fait choisir ?
Je sus immédiatement ce qu’il voulait dire.
-Je t’ai dit qu’ils ne feraient pas ça. Tu es le seul obsédé par le fait de prendre parti.
Il sourit d’un sourire tendu, et ses yeux se rétrécirent.
-Nous verrons ça.
Tout à coup, il se pencha et m’enserra dans un câlin enthousiaste d’ours qui souleva d’un coup sec mes pieds du sol.
-Laisse-moi partir ! Je me démenais vainement. Il était trop fort.
-Pourquoi ? rit-il.
-Parce que je ne peux pas respirer !
Il me lâcha, reculant d’un pas avec un sourire rusé sur le visage.
-Tu es drogué, accusai-je, baissant le regard avec embarras, feignant de lisser ma chemise.
-Souviens-toi juste que je t’avais avertie, dit-il en souriant avec suffisance, se penchant à nouveau mais pas suffisamment pour prendre mon visage dans ses grandes mains.
-Hum, Jacob… protestai-je, ma voix passant à l’octave, ma main se soulevant d’une manière enfantine pour couvrir ma bouche.
Il m’ignora, inclinant sa tête pour presser fermement ses lèvres sur mon front pendant une longue seconde. Le baiser sembla commencer comme une plaisanterie, mais son visage était fâché quand il se redressa.
-Tu devrais me laisser t’embrasser, Bella, dit-il tandis qu’il reculait d’un pas, laissant retomber ses mains. Tu pourrais aimer ça. Quelque chose de chaud pour changer.
-Je te l’ai dit dès le début, Jacob.
-Je sais, je sais, soupira-t-il. Ma faute. Je me suis laissé aller.
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Aloo
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MessageSujet: Re: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitimeLun 24 Aoû - 12:24

Et voici la fin !
Enjoy Smile

-Tu me manques encore, Bella, dit-il. Beaucoup. Et ensuite, juste au moment où nous aurions pu au moins redevenir amis, il revient.
Je le fixai.
-Si ce n’était pas pour Sam, nous pourrions être amis, en tout cas.
-Tu le penses ? Jacob sourit soudainement, et son sourire était arrogant. Ok, je te laisse entre ses mains alors.
Il était clair que le pronom qu’il utilisait avec mépris ne se référait pas à Sam.
-Que veux-tu dire ?
-Je serai ton ami – si il n’a pas de problème avec ça, proposa Jacob, et ensuite il commença à rire avec quelque chose ressemblant à un réel amusement.
Je fronçai les sourcils, mais je n’allais pas laisser s’échapper l’opportunité inattendue.
-Bien. Je tendis ma main devant moi. Amis.
Il serra ma main avec un sourire suffisant.
-Le côté ironique de cela – s’il te laisse être mon amie, il renifla avec dérision, ça réussirait probablement. Je suis meilleur à cela que le reste d’entre eux. Sam dit que je suis un naturel. Il fit un visage révolté.
-Un naturel quoi ? demandai-je en pleine confusion.
-Je laisse le suceur de sang te le dire – quand il t’expliquera pourquoi tu n’as pas la permission d’être amie avec moi. Jacob rit à nouveau.
Je me tournai automatiquement, mais il attrapa mon épaule.
-Désolé. C’est sorti tout seul. Je voulais dire… Edward, évidemment.
-Evidemment. Souviens-toi seulement que tu as fait un marché, lui rappelai-je sombrement.
-Je vais respecter ma part du marché, ne t’inquiète pas pour ça, gloussa-t-il.
-Je ne comprends pas la blague, me plaignis-je.
-Tu comprendras. Il continua à rire. Bien que je ne garantisse pas que tu penseras que c’est drôle.
Il commença à se promener nonchalamment vers la maison, je devinai donc qu’il avait dit tout ce qu’il avait prévu.
-Comment va Sam ? demandai-je d’une voix doucereuse.
-Pas bien, comme tu as probablement pu le deviner, à vrai dire, dit-il. Tu ne peux pas attendre de nous que nous soyons transportés de joie par le fait que les vampires reviennent en ville.
Je le dévisageai, mon visage glacé par le choc.
-Oh, allez, Bella, grogna-t-il, roulant des yeux.
Je fronçai les sourcils et regardai au loin, pendant qu’il riait à nouveau. Je perdis mon sang-froid.
-Comment va Quil ? persiflai-je.
Son expression changea immédiatement en un air furieux.
-Je ne le vois plus beaucoup, grommela-t-il.
-Bien.
-C’est juste une question de temps, dit-il d’une voix hargneuse et dégoûtée. Maintenant.
-Maintenant quoi ?
-Maintenant que tes amis sont de retour.
Nous nous fixâmes un moment.
-Je ne peux pas te parler quand tu es comme ça, décidai-je finalement.
Je ne m’attendais pas à ce qu’il reconnaisse son tort, mais il le fit.
-Tu as raison. Je ne suis pas très amical, n’est-ce pas ? Je ne devrais pas gâcher ce moment – c’est probablement la dernière conversation que nous aurons.
-Je vais vraiment prendre plaisir à te prouver que tu as tort, marmonnai-je.
-C’est bien. Je ne pense pas que je vais prendre plaisir à te prouver que tu as tort sur tout.
Nous étions de retour à la maison. Jacob m’accompagna jusqu’au porche, mais s’arrêta là.
-Tu l’attends pour bientôt ? demanda Jacob d’un air décontracté.
-Edward, tu veux dire ?
-Oui… Edward.
Ca semblait difficile pour lui de dire son nom. Il avait moins de problèmes avec « Alice ».
-Plus tard, dis-je d’un air vague.
Jacob plissa les yeux en direction du soleil, dardant de ses rayons entre les nuages anormalement minces.
-Ah, dit-il, comprenant visiblement trop bien. Dis-lui bonjour de ma part.
Il lâcha un autre long rire carillonnant.
-Bien sûr, grommelai-je.
-Je ne peux pas te dire à quel point je souhaite que tu gagnes ceci, dit-il quand il eut fini, son sourire se fanant. La Push n’est pas marrante sans toi.
Si rapide que ma respiration se coupa sous le choc, Jacob mit de nouveau ses bras autour de moi.
-Au revoir, Bella, marmonna-t-il, exhalant chaudement son haleine dans mes cheveux.
Avant que j’aie pu retrouver mes esprits et répondre, Jacob se détourna et descendit la rue, ses mains enfoncées dans les poches de son jean. C’est seulement à ce moment-là que je me demandai comment il était venu ici. Il n’y avait aucun véhicule en vue. Mais ses longues jambes le portaient rapidement au loin, et j’aurais dû crier pour le lui demander. Et j’étais sûre qu’il allait à la rencontre de Sam quelque part tout près.
On aurait dit que tout ce que j’avais fait avec Jacob avait été de se dire au revoir. Je soupirai.
Charlie ne leva pas les yeux quand je passai près de lui.
-C’était court, remarqua-t-il.
-Jacob est en train de devenir un morveux, lui dis-je.
Il rit brièvement, les yeux sur la TV.
J’emportai avec moi mon travail dans ma chambre, déterminée à mieux me concentrer. Je savais que si je restais dans la cuisine, je n’aurais pas détaché mes yeux de l’horloge au-dessus de la cuisinière à longueur de temps. Dans ma chambre, je pouvais simplement retirer la prise du réveil pour résoudre le problème. J’avais cinq demandes prêtes à l’envoi quand le bruit de la pluie brisa mon attention. Je jetai un regard par la fenêtre. Apparemment, le beau temps s’était dissipé. Je souris furtivement, et commençai la lettre suivante. J’avais encore des heures devant moi.
Quelque chose de dur m’attrapa brutalement par la taille et me tira brusquement du lit. Avant que j’aie pu aspirer une bouffée d’air pour crier, mon dos était contre le mur le plus éloigné. J’étais immobilisée là par quelque chose de dur et froid – et familier. Un sourd grognement d’avertissement s’échappa d’entre ses dents.
-Edward, qu’est-ce qui ne va pas ? Qui est là ? murmurai-je, terrifiée.
Il y avait tellement de mauvaises réponses à cette question. Il était trop tard. Je n’aurais jamais dû les écouter, j’aurais dû laisser Alice me transformer. Je commençai à hyper-ventiler de peur.
Et ensuite, Edward dit « Hmm » d’une voix qui ne semblait même pas vaguement concernée. « Fausse alerte ».
Je pris une calme et profonde inspiration.
-Ok.
Il se retourna, reculant légèrement pour me laisser de la place. Il mit ses mains sur mes épaules, mais ne m’attira pas plus près. Ses yeux scrutèrent mon visage, et son nez parfait se fronça légèrement.
-Désolé, sourit-il. Réaction excessive.
-A quoi ? demandai-je.
-Dans une minute, me promit-il. Il se recula d’un pas et me regarda avec une expression étrange que je ne pouvais pas déchiffrer. D’abord, pourquoi est-ce que tu ne me dis pas ce que tu as fait aujourd’hui ?
-Ca avançait bien, dis-je haletante. J’en suis à la moitié.
-Seulement à la moitié ? me taquina-t-il, ses yeux courant sur moi avec à nouveau son étrange regard.
-Tu es revenu plus tôt. Pas que je m’en plaigne.
Maintenant que je commençais à me remettre de ce moment de panique, je pouvais sentir la vague de bonheur monter en moi. Il était revenu.
-As-tu fait quelque chose d’autre ? continua-t-il, attendant.
Je haussai les épaules.
-Jacob Black est passé.
Il acquiesça, non surpris.
-Il a bien choisi son moment. Je suppose qu’il attendait que je parte.
-Probablement, admis-je, et je fus soudainement anxieuse. Parce que, Edward, il… Eh bien, il semble savoir quelque chose. Je ne sais pas pourquoi il a commencé à croire Billy, maintenant…
-Je sais, marmonna-t-il.
-Quoi ? demandai-je, prise à nouveau au dépourvu.
Mais Edward s’éloignait, son visage distant et pensif.
Je commençai à m’irriter.
-C’est ennuyant. Est-ce que tu vas me dire ce qu’il se passe ?
-Peut-être, mais il hésita. Puis-je d’abord te demander une faveur ?
Je grognai.
-Bien. J’allai m’asseoir sur le lit, essayant de rassembler les papiers dispersés. Que veux-tu ?
Il devait savoir qu’il n’y avait pas beaucoup de choses que je ne ferais pas pour lui. Demander était presque superflu.
-J’apprécierais vraiment beaucoup si tu promettais de rester loin de Jacob Black. Juste par égard pour ma tranquillité d’esprit.
Ma mâchoire se décrocha. Je le fixai avec une incrédulité horrifiée.
-Tu rigoles, dis-je, incrédule.
-Non, je ne le suis pas. Il me fixa en retour de ses yeux sombres. Tu m’as presque donné une crise cardiaque, juste maintenant – et ce n’est pas la chose la plus facile à faire.
Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire par là, seulement il était en train de faire exactement ce que j’étais sûre qu’il ne ferait pas.
-Tu ne peux pas être sérieux. Tu ne peux pas honnêtement me dire de prendre parti.
-Parti ? demanda-t-il, fronçant les sourcils.
-Jacob a dit que je devrais choisir, que tu ne me laisserais pas être amie avec lui – et je lui ai dit que c’était ridicule.
Je le regardai avec des yeux suppliants – le suppliant de confirmer ma confiance.
Ses yeux se plissèrent légèrement.
-Autant je déteste réellement donner raison à Jacob Black… commença-t-il.
-Non ! gémis-je. Je ne peux pas le croire ! Je lançai des coups de pied avec irritation et ma pile bien rangée de demandes voltigea sur le sol. Ses yeux devinrent froids.
-Tu peux choisir l’autre côté, me rappela-t-il.
-Ne sois pas idiot ! grognai-je.
-Je n’avais pas réalisé à quel point il était important pour toi, dit Edward d’une voix dure. Ses yeux se plissèrent de nouveau.
-Tu ne peux pas être jaloux, ronchonnai-je avec incrédulité.
Il inspira une fois, et fronça de nouveau son nez.
-Eh bien, cela sent comme s’il avait été très proche cet après-midi.
-Ce n’était pas mon idée. Mais je rougis.
Il remarqua cela. Il leva un sourcil.
-Il n’y a absolument aucune raison d’être jaloux de n’importe qui ou n’importe quoi. Comment peux-tu ne pas le savoir ? Mais Jacob est important pour moi. Il est le meilleur ami humain que j’aie. Il est de la famille. Si ça n’avait pas été pour Jacob… Je ne terminai pas ma phrase, secouant ma tête. « Morte » n’était pas la pire chose que j’aurais pu être sans Jacob.
-Meilleur ami humain, répéta Edward à voix basse, regardant d’un air absent à travers la fenêtre pendant une seconde avant de se tourner vers moi. Il vint s’asseoir à côté de moi sur le lit, laissant tout de même un petit espace entre nous, ce qui me surprit.
-Je dois l’admettre, je lui dois une chose – au moins une – pour t’avoir sauvée des flots. Sans ce soucier de ça, je… préférerais que tu gardes tes distances. Parce que le fait que je sois jaloux ou pas n’est pas le problème. Tu dois réaliser qu’à partir de maintenant, la seule chose qui compte vraiment pour moi est ta sécurité.
Je clignai des yeux de surprise.
-Sécurité ? Que diable veux-tu donc dire par là ?
Il soupira, fronçant les sourcils.
-Ce n’est pas vraiment à moi à raconter son secret. Pourquoi n’as-tu pas demandé à Jacob ce qu’il se passait ?
-Je l’ai fait.
Il mit ses doigts sur ses lèvres, me rappelant de me calmer.
-Je l’ai justement fait, à nouveau, continuai-je avec colère, mais plus silencieusement. Et Jacob a dit « Je laisse le suceur de sang te le dire, quand il t’expliquera pourquoi tu n’as pas la permission d’être amie avec moi ».
Il leva juste les yeux, donc je continuai.
-Il a aussi dit de te dire « salut », ajoutai-je, utilisant le même ton moqueur que Jacob avait pris.
Il secoua sa tête, puis sourit tristement. Il mit ses mains sur mes épaules, me tenant un peu plus loin pour que je puisse mieux le voir.
-Bien, alors, dit-il. Je te dirai tout. En fait, je vais t’expliquer chaque minuscule détail et répondre à chacune de tes questions. Seulement, peux-tu d’abord faire quelque chose pour moi ? Il leva ses sourcils, presque désolé, et fronça son nez à nouveau. Pourrais-tu avoir l’amabilité de te laver les cheveux ? Tu empestes vraiment le loup-garou.


Je dois l’admettre, j’ai quand même eu un bon point pour la dernière ligne.
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mzellange
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mzellange

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MessageSujet: Re: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitimeMer 26 Aoû - 23:13

Wouh!!!!!! Je viens de tout lire!!!!!
ça aurait pu être pas mal non? Enfin, ça change pas mal de choses, et évidemment, Jake et Bella n'auraient jamais été aussi proches que dans la version que nous connaissons, mais bon, intéressant. Non, en fait, je suis contente de ce qu'a fait SM, parce que sinon, il n'y aurait pas eu toutes ces hésitations, ces conflits internes et... enfin, l'histoire n'aurait simplement pas eu la même ampleur...

Merci pour ça!!!!!!

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sérieux, tu viens vraiment de taper du pied par terre? Je croyais que les filles ne faisaient ça qu'à la télé.
(Jake)
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Aloo
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MessageSujet: Re: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitimeVen 28 Aoû - 14:11

C'est vrai que ça change pas mal de choses ! Mais Edward l'aurait dit à Bella, de toute façon, et on voit que Jake ne veut pas renoncer à Bella - malgré ce que Sam en dit.
Donc, je pense qu'il y aurait quand même eu des hésitations :p

[Je travaille à un outtake de New Moon, mais vu d'Edward, cette fois ! Quand il a appris que Bella était "morte"...]
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MessageSujet: Re: Outtake 7   Outtake 7 Icon_minitime

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